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jeudi 23 mai 2024

Roman jeunesse : L’engrange-temps tome 2

Les heures obscures

Quel plaisir de retrouver l’univers fantasy créé par Nell Pfeiffer dans L’engrange-temps ! Si vous avez aimé l’ambiance romantasy et voyage dans le temps du tome 1 (qui est une histoire complète), vous devriez apprécier ce second opus paru chez Hachette romans. On y retrouve Sophie accompagnée de Farandole dans une nouvelle ville tentant de se remettre des évènements passés. La couverture de Céli'arts est encore une fois parfaitement réussie. Ces 2 tomes réunis, en version reliée avec jaspage, sont magnifiques !

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lundi 25 mars 2024

Roman ado : Demigods Academy t1

Année 1 - Zeus

Aujourd’hui je vous présente le 1er tome d’une série ado très addictive et qui se lit hyper vite. Imaginez une école où les profs ne sont autres que les dieux grecs de l’antiquité : Hermès, Déméter, Apollon, Artémis, Arès, Zeus… Bienvenue à la Demigods Academy ! Cette saga de fantasy américaine, terminée en 2022 et qui ne compte pas moins de 12 tomes, arrive en France aux éditions Hachette romans.

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dimanche 17 mars 2024

Roman Ado : So let them burn t1

Un dragon a emporté sa sœur. Elle embrasera le continent pour la libérer.

Voilà un roman fantasy qui m’a fait passer un excellent moment ! So let them brun est le premier tome d’un duologie de Kamilah Cole publiée en France par les éditions Hachette romans. On y suit le destin de deux sœurs séparées par une guerre où dieux et dragons s’affrontent. J’ai eu le plaisir de recevoir l’édition reliée qui est superbe mais l’édition brochée, tout à fait dans un autre style, est vraiment belle également ! 

Roman Ado : So let them burn t1

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jeudi 14 septembre 2023

Roman graphique ado : Paix à mon âme

Une école de magie, un sacrifice interdit, une sœur perdue…

Je reste dans le thème des sorcières (en référence à mon dernier post sur Instagram) et je vous présente aujourd’hui un excellent roman graphique destiné aux ados (dès 12 ans environ).
A mi-chemin entre Mercredi et La saga Winx (deux séries Netflix), cette bd de Sweeney Boo est publiée par les éditions Hachette dans leur toute nouvelle collection de romans graphiques. Les illustrations sont vraiment superbes.

Roman graphique ado : Paix à mon âme
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jeudi 7 septembre 2023

Roman jeunesse : L’engrange-temps

 Une romantasy qui nous emmène au cœur d’un voyage dans le temps

Ah là là ce livre ! Déjà, il faut bien reconnaître que la couverture est particulièrement réussie. Quand-à l’édition reliée avec son jaspage bleu, sa couverture intérieure et ses pages de garde, elle est sublime. Bravo et merci aux éditions Hachette pour ce super boulot ! Côté histoire, la romantasy que nous propose Nell Pfeiffer est vraiment sympa et se lit d’une traite. Je vous en dis plus après le résumé mais sachez que ce petit bijou est sorti mercredi en librairie.

Roman jeunesse : L’engrange-temps
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jeudi 6 juin 2019

Les animaux (presque) disparus

Licornes, krakens, basilics et autres dragons...

Aujourd’hui, pour changer un peu des albums, je vous propose de découvrir un roman jeunesse que j’ai trouvé très sympa. Je ne vous cache pas que j’ai d’abord été attirée par la jolie couverture colorée de Marine Gosselin. Mais le résumé, qui parlait de dinosaures, de licornes, de dodos ou encore de dragons, me plaisait également ;-).

Les animaux (presque) disparus De Veronica Cossanteli

vendredi 8 avril 2016

Litchi et Tic-toc - Tome 1

Drôle de rencontre

Voilà une petite lecture (vers les 8 ans) très agréable et plutôt originale. En premier lieu, j’ai tout de suite été attirée par la jolie couverture totalement rétro en forme de médaillon, avec ses rayures et ses couleurs violette et jaune. Le résumé, présentant une histoire d’amitié assez loufoque entre une petite fille et un tapir de Malaisie, a fini de me séduire.

Litchi et Tic-toc - Drôle de rencontre de Polly Faber et Clara Vulliamy - Hachette romans

C’est donc avec curiosité que je me suis plongée dans le tome 1 de Litchi et Tic-toc. Raconter une histoire d’amitié, c’est plutôt classique en littérature jeunesse. Mais quand il s’agit d’une rencontre totalement improbable entre une fillette et un tapir (attention à ne pas le confondre avec un cochon, il a horreur de ça) c’est différent et drôlement plus marrant ;-).

Litchi et Tic-toc - Drôle de rencontre de Polly Faber et Clara Vulliamy - Hachette romans

Le livre se compose de 4 histoires, ce qui rend la lecture plus facile pour les enfants. Nous y faisons connaissance avec Lictchi Yapluka (nom de famille qui lui va comme un gant), petite fille qui excelle dans de nombreux domaines très variés comme le karaté, les échecs, la cuisine de nouilles au beurre... Litchi a beaucoup de temps pour exercer ses talents puisque son papa travaille énormément (à essayer d’équilibrer des comptes !).

Litchi et Tic-toc - Drôle de rencontre de Polly Faber et Clara Vulliamy - Hachette romans

C’est donc une petite fille bien solitaire qui, un jour ordinaire, va croiser la route d’un tapir de Malaisie. Et justement cela se passe sur la route, puisque ce dernier, complètement terrifié, s’est roulé en boule sur un passage pétion. Imaginez le bazar dans la circulation. Avec douceur et persévérance, Litchi va réussir à faire bouger Tic-toc. Le pauvre animal est arrivé jusqu’ici après avoir été pourchassé par un tigre dans la jungle. De cette rencontre va naître une belle amitié et Tic-toc va s’installer chez Litchi.

Litchi et Tic-toc - Drôle de rencontre de Polly Faber et Clara Vulliamy - Hachette romans

Après cette première histoire, les 3 suivantes sont tout aussi loufoques. Tic-toc ira à la piscine d’où il sera chassé, puis il sera enlevé par une collectionneuse de choses étranges, enfin il viendra en aide à Litchi qui peine à jouer de la clarinette et doit pourtant participer au spectacle municipal.

Litchi et Tic-toc - Drôle de rencontre de Polly Faber et Clara Vulliamy - Hachette romans

C’est une lecture vraiment agréable et légère. Le texte est vif, il va à l’essentiel. Polly Faber interpelle le jeune lecteur, ce qui fonctionne très bien car elle le fait avec parcimonie. Et surtout, les personnages sont vraiment attachants. Litchi est dotée d’une empathie extraordinaire, elle est très attentionnée envers Tic-toc. Son caractère posé et plein de bon sens, ne l’empêche pas d’être débrouillarde et courageuse.

Litchi et Tic-toc - Drôle de rencontre de Polly Faber et Clara Vulliamy - Hachette romans

Tic-toc est un peu l’opposé. Il est tout-fou, rigolo et très peureux. Sa curiosité le pousse à se mettre dans des situations périlleuses. Il n’en a pas moins un grand cœur qui fond pour la petite fille. Les deux amis se sont bien trouvés et chacun va apporter quelque chose à l’autre. Ils vont s’épauler, s’encourager et se rendre mutuellement plus forts.

Litchi et Tic-toc - Drôle de rencontre de Polly Faber et Clara Vulliamy - Hachette romans

Les illustrations sont un point majeur du livre puisqu’il y en a quasiment sur chaque page. Elles sont douces, poétiques tout en noir et blanc rehaussées d’une touche de violet. La mise en page, particulièrement soignée et travaillée, rend la lecture très ludique.

Un premier tome prometteur pour une série qui devrait plaire aux jeunes lecteurs.

Litchi et Tic-toc - Drôle de rencontre
Texte de Polly Faber
Illustrations de Clara Vulliamy
Publié en 2016 par les éditions Hachette romans
Âge : à partir de 8 ans

Merci aux éditions
Hachette Romans

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lundi 19 janvier 2015

L’histoire sans fin

Une épopée majestueuse rééditée avec brio

"L’histoire sans fin"... Que de souvenirs pour moi ! Non pas du livre, je l’avoue, car je ne l’avais jamais lu, mais du film ! Vous souvenez-vous de la BO ? C’est simple, dès que j’ai reçu ce livre, et à chaque fois que je l’ai tenu entre mes mains, j’ai eu la chanson "Never Ending Story" en tête.  Elle a fait remonter en moi des souvenirs de pré-adolescente mêlant nostalgie, qui me pique parfois les yeux, et excitation d’une époque où tout était encore possible, réalisable. Et au moment où j’écris ces lignes, la musique tourne en boucle sur mon PC. Ambiance année 80, j’assume et j’adore.

L’histoire sans fin de Michael Ende, illustrations de Joseph Vernot, éditions Hachette romans

Je le sais maintenant, après l’avoir lu et m’être remémorée quelques scènes du film (que je n’ai pas revu pour ne pas influencer mon avis sur le livre - mais que je vais m’empresser de regarder dès que ma chronique sera finie), "L’histoire sans fin" a été le déclencheur de mon amour pour le style littéraire de l’"heroic fantasy". Oui, même sans l’avoir lu ! Je me souviens désormais très bien la première fois où je l’ai vu : c'était en Angleterre lors d’un fabuleux voyage linguistique. Ma première grande aventure, loin de mes parents ;-) Et je remercie sincèrement les éditions Hachette roman de m’avoir offert l’opportunité de me replonger dans ces souvenirs et de découvrir cette superbe réédition. "L’Histoire sans fin" est un classique du genre qu’il faut lire ! Avec cette magnifique édition à la couverture cartonnée et soignée, au joli ruban marque-page et aux étonnantes illustrations de Joseph Vernot, vous n’avez aucune excuse ;-)

L’histoire sans fin de Michael Ende, illustrations de Joseph Vernot, éditions Hachette romans

Qui n’a jamais rêvé d’entrer dans un livre, d’interagir avec les personnages, de sauver le monde, de devenir le héros d’une histoire fantastique ? C’est bien ce que Bastien Balthasar Bux, enfant rondouillard et rêveur, souffre douleur de ses camarades, va avoir le privilège de vivre ! Pour échapper aux enfants de sa classe, Bastien se réfugie dans une boutique de livres anciens. Passionné par la lecture, il se sent comme attiré par un livre en particulier, qu’il dérobe. Il se réfugie au calme dans le grenier de l’école. Va alors commencer pour lui une longue épopée magique ! "C’était bien là ce dont il avait tant de fois rêvé, ce qu’il souhaitait depuis le jour où la passion des livres s’était emparée de lui : une histoire qui ne finit jamais ! Le livre des livres !" (p.13)

L’histoire sans fin de Michael Ende, illustrations de Joseph Vernot, éditions Hachette romans

"L’histoire sans fin" est un récit qui se compose de 26 chapitres, suivant le cours des 26 lettres de l’alphabet. Un jeu de l'auteur avec les mots qui n'a pas dû être simple pour les traducteurs !
Dans cette édition, deux couleurs de police de caractère sont utilisées pour appuyer la différence entre monde réel et monde fantastique. Même si ce n’est pas formellement défini dans le livre, le récit est scindé en deux parties (le film ne reprendra d’ailleurs que la première).

L’histoire sans fin de Michael Ende, illustrations de Joseph Vernot, éditions Hachette romans

Le Pays Fantastique est en danger car le néant s’étend lentement mais irrémédiablement sur toutes les terres et créatures imaginaires. Les hommes ne viennent plus le visiter alors il disparaît. La santé de la Petite Impératrice décline en même temps que son royaume. Seul un jeune garçon, un chasseur, prénommé Atréyu, est capable de la sauver et, par là même, le Pays Fantastique tout entier. Protégé par Auryn, une amulette aux pouvoirs immenses, et aidé par Fuchur, un dragon de Fortune, Atréyu va aller jusqu’au bout de ses forces pour tenter de sauver tout ce qui compose son monde. Il va beaucoup voyager, croiser et, bien souvent, affronter maintes créatures fantastiques. Car ici, tous les êtres imaginaires auxquels vous avez un jour pensé existent : elfes, rogne-rocs, feux follets, dragons, géants, sorcières... Tout n’est que fantastique et imaginaire.

Mais dès son commencement la quête d’Atréyu est vaine car seul un enfant des hommes peut sauver le Pays Fantastique. S’il veut les aider, Bastien doit donner un nom à la Petite Impératrice et le prononcer. En s'exécutant, il va alors devenir le héros qu’il voulait tellement être. Aspiré par le livre, Bastien va, dans toute la seconde partie du récit, en modifier l’histoire au point d’en perdre, petit à petit, tous les souvenirs de sa vie d’avant...

L’histoire sans fin de Michael Ende, illustrations de Joseph Vernot, éditions Hachette romans

Quel livre ! Et quelles aventures ! La cadence du récit est vive, les évènements s’enchaînent, les créatures magiques se succèdent de chapitre en chapitre. Tel Bastien, le lecteur ne peut être que happé par cette épopée. Tout le long, je me suis demandé, et je me demande encore, comment peut-on avoir autant d’imagination ? Le moins que l’on puisse dire c’est que Michael Ende était prolifique en la matière.

Concernant les illustrations, nous retrouvons Joseph Vernot qui avait également travaillé sur "La terrifiante histoire et le sanglant destin de Hansel & Gretel" dont j’avais beaucoup aimé le style.

L’histoire sans fin de Michael Ende, illustrations de Joseph Vernot, éditions Hachette romans

Pour l’"Histoire sans fin", j’avoue, qu’au début de ma lecture, je ne les trouvais pas appropriées. J’avais des bribes d’images du film en tête. Je voyais de la couleur, de l’animation, du numérique... Quelle erreur !
Pour reposer mes yeux entre chaque chapitre, j’ai pris le temps de mieux les observer et j’ai découvert des détails, des ombres, des contours d’une extrême minutie, travaillés avec intelligence. Puis c’est devenu un jeu, avant chaque chapitre, je scrutais l’illustration en essayant de deviner les personnages que j’allais y rencontrer. Au final, je trouve qu’elles sont juste parfaites car elles n’influencent pas l’imaginaire, elles suggèrent délicatement ce qu’il va se passer si l’on prend le temps de bien les observer. 

Cet ouvrage est un énorme coup de cœur tant pour le récit de Michael Ende que pour la qualité de cette édition publiée par les éditions Hachette romans avec les belles illustrations de Joseph Vernot ! Bravo.
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L’histoire sans fin
Texte de Michael Ende, traduit par Dominique Autrand
Illustrations de Joseph Vernot
Publié en 2014 les éditions Hachette romans
Âge : à partir de 12 ans

Merci aux éditions
Hachette Romans

Et juste pour le plaisir  :
(Ne me remerciez-pas, c’est cadeau, pour celles et ceux qui connaissent et qui auront forcément le refrain dans la tête toute la journée ;-))


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dimanche 2 novembre 2014

La terrifiante histoire et le sanglant destin de Hansel & Gretel

Tremblez pauvres lecteurs et surtout, éloignez les plus petits !

En voilà un livre peu banal ! Pour de multiples raisons d’ailleurs. Jamais, oh grand jamais, on ne m’avait raconté l’histoire d’Hansel & Gretel de cette manière.
Certes, je connaissais les péripéties de ces pauvres enfants, abandonnés dans une forêt par leurs parents, et qui tombaient malencontreusement sur une sorcière anthropophage habitant une délicieuse maison en pain d’épice. Tout comme vous, je suppose...

La terrifiante histoire et le sanglant destin de Hansel & Gretel de Adam Gidwitz, illustré par Nancy Peña et Joseph Vernot

Mais dans ce superbe livre - car il faut bien reconnaître qu’il est extrêmement soigné, j’y reviendrai un peu plus tard - Adam Gidwitz ne se contente pas du petit conte de notre enfance. Non ! Il élabore, après avoir étudié en profondeur les nombreux récits des frères Grimm, une succession d’histoires, plus terrifiantes les une que les autres, qui seraient arrivées aux célèbres jumeaux.

La terrifiante histoire et le sanglant destin de Hansel & Gretel de Adam Gidwitz, illustré par Nancy Peña et Joseph Vernot

Pour les connaisseurs - dont je ne fais absolument pas partie - on retrouve ici plusieurs contes de Jacob et Wilhelm Grimm comme "Le Fidèle Jean", "Frérot et Sœurette", "Les Sept Corbeaux" ou "Le Diable et ses trois cheveux d'or". Chacun des 9 chapitres qui composent le livre est un conte à lui seul - qui commence d’ailleurs toujours par "Il était une fois" - mais revisité afin qu’Hansel & Gretel en soient les héros.
L’auteur précise d’ailleurs tout cela dans son introduction : "Voyez-vous, il y a un autre récit dans les contes des frères Grimm. Un récit qui s’insinue dans les pages de ce vieux volume mystérieux. [...] Ce récit raconte les aventures de deux enfants, une fille du nom de Gretel et un garçon du nom de Hansel, qui voyagent dans un monde magique et terrifiant. Il dépeint leurs efforts, leurs échecs et leurs succès. Il illustre enfin leur éveil au sens de l’existence."
Adam Gidwitz nous invite également à éloigner les plus petits car c’est un récit sanglant qui va suivre. Il n’a pas tord, Hansel et Gretel vont être confrontés à de sombres personnages et de terrifiantes aventures ! Tout le monde est ainsi prévenu.

La terrifiante histoire et le sanglant destin de Hansel & Gretel de Adam Gidwitz, illustré par Nancy Peña et Joseph Vernot

L’auteur ne s’arrête pas à son introduction pour interagir avec le lecteur. Tout au long du récit, il va venir le prévenir, lui donner un détail ou tout simplement son opinion et ce, sur un ton humoristique que j’ai personnellement beaucoup apprécié. L’ouvrage est en ce sens très bien conçu puisque le texte de l’histoire est écrit en noir et les apartés de M. Gidwitz en rouge (sang).

Nous voici donc plongés dans le royaume de Grimm où Hansel & Gretel, après avoir été décapités par leur père puis avoir recouvré la vie, vont s’enfuir du palais familial. (On en aurait fait autant me semble-t-il !) Ils vont alors devoir affronter une boulangère mangeuse d’enfants, se couper un doigt, se transformer en bête féroce, se séparer, se retrouver, démasquer un sorcier meurtrier, aller en enfer duper le diable, combattre un ignoble dragon, et j’en passe... Un véritable apprentissage de la vie. La cruauté des adultes auprès desquels ils ne parviennent pas à trouver un foyer rassurant va leur enseigner la plus grande des vertus : le courage. Leur changement, au fil des histoires, est flagrant. Poltrons et extrêmement naïfs (parfois stupides) au départ, ils développeront, au fil de leurs péripéties, une intelligence, une ingéniosité et une bravoure à toute épreuve.

La terrifiante histoire et le sanglant destin de Hansel & Gretel de Adam Gidwitz, illustré par Nancy Peña et Joseph Vernot

Parlons maintenant du livre et de ses illustrations si vous le voulez bien ! Car il est particulièrement soigné et réussi. La couverture cartonnée brillante est superbe et reflète bien le contenu à venir. L’ouvrage s’appuie entièrement sur le noir et le rouge rehaussés par un fond blanc. S’ajoutent à cela quelques touches dorées sur la couverture, principalement sur les écailles du dragon, qui apportent une l’élégance tout à fait appréciable !

La terrifiante histoire et le sanglant destin de Hansel & Gretel de Adam Gidwitz, illustré par Nancy Peña et Joseph Vernot

Nancy Peña et Joseph Vernot cisèlent le texte de leurs illustrations un brin gothiques. A mi-chemin entre papier découpé et ombres chinoises, avec des contours très fins, elles méritent d’être observées en détail. Placées soit en début de chapitre, soit au long du  récit, elles accompagnent le texte avec justesse, nous maintenant dans une ambiance sombre et sanguinolente !

La terrifiante histoire et le sanglant destin de Hansel & Gretel de Adam Gidwitz, illustré par Nancy Peña et Joseph Vernot

Il est à noter que ce livre a été élu meilleur roman de l’année par le New York Times et meilleur livre jeunesse par le Publisher’s Weekly.
Primé ou pas, une chose est certaine (enfin deux pour être exacte), non seulement j’ai passé un excellent moment de lecture mais en plus, ce livre a piqué ma curiosité et j’ai envie d’en savoir un peu plus sur les contes des frères Grimm.

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La terrifiante histoire et le sanglant destin de Hansel & Gretel
Texte de Adam Gidwitz
Illustrations de Nancy Peña et Joseph Vernot
Publié en octobre 2014 par les éditions Hachette romans
Âge : à partir de 12 ans

Merci aux éditions
Hachette Romans

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lundi 5 mai 2014

L’odalisque et l’éléphant

Un conte contemporain des mille et une nuits

Aujourd’hui je vous présente un superbe livre, aux divines illustrations : "L’odalisque et l’éléphant", que j’ai eu la chance de recevoir par le biais des éditions Hachette Romans.

Une merveille, une pépite, un joyau... voilà les mots qui me sont venus à l’esprit quand j’ai tenu ce livre entre les mains pour la première fois. Sa couverture cartonnée, aux teintes turquoises et dorées, est extrêmement travaillée, mêlant mat et vernis. Et quand on commence à le feuilleter, le papier épais, les pages entièrement dorées, les dessins et les illustrations qui le composent nous entraînent déjà dans un voyage oriental onirique, sans même en avoir lu un seul mot !

"L’odalisque et l’éléphant" de Pauline Alphen et Charlotte Gastaut

Je me suis retrouvée bien embêtée quand j’ai voulu en commencer la lecture car je ne voulais surtout pas l’abîmer. C’est pour moi un ouvrage précieux, qui se lit avec précaution et que l’on tient et préserve comme un trésor. Ce n’est qu’après l’avoir fini que j’ai compris que son contenu était tout autant précieux que son contenant !
Voici donc un conte des mille et une nuits écrit avec une grande poésie et beaucoup d’humour par Pauline Alphen, illustré avec brio et tendresse par Charlotte Gastaut. Un rêve, un songe, un voyage dans l’imaginaire ! "Mais voilà, il arrive que les rêves se révèlent plus significatifs que la vie même..."

"L’odalisque et l’éléphant" de Pauline Alphen et Charlotte Gastaut

Leila est une toute jeune odalisque qui, au grand désespoir de son entourage, réfléchit ! Alors qu’elle est sensée être une "gazelle docile" qui remue son ventre "comme si mille serpents s’éveillaient en elle" et qui doit connaître les bonnes manières du harem, Leila pense... Les seuls cours qu’elle suit avec engouement sont ceux de la conteuse Schéhérazade, femme sans âge qui excelle dans l’art du récit.

Lorsque, encore une fois plongée dans ses pensées, la jeune odalisque tombe face contre terre, le nez collé sur les babouches du Sultan, elle ne s’imagine pas l’effet que vont produire ses oreilles sur ce dernier. Car, il faut le préciser, les oreilles si parfaites de Leila "contenaient, dans leur escargot minuscule, le dessin du monde comme il pourrait être, le mystérieux ondoiement du temps...".

"L’odalisque et l’éléphant" de Pauline Alphen et Charlotte Gastaut

Inondé d’un amour aussi inattendu que soudain, sa majesté sultanesque part en courant et, pour oublier sa mésaventure, décide d’aller inspecter le nouveau cadeau qu’il vient de recevoir : un éléphant blanc !
Voici donc Hati, merveilleux pachyderme à la couleur rarissime, dont les nuits sont envahies de rêves étranges. Depuis qu'il est enfermé dans ce palais, les songes d’Hati deviennent plus nombreux, plus forts et représentent son seul moyen d’évasion. Et lorsqu’un jour il décide d’appeler en barrissant, car il sent que quelqu’un l’attend, c’est Leila qui, à son tour, connaît les frissons et envoûtements de l’amour.

"L’odalisque et l’éléphant" de Pauline Alphen et Charlotte Gastaut

L’histoire est ainsi posée : le sultan aime Leila l’odalisque, qui aime Hati l’éléphant. L’amour est bien le fil de soie qui tisse ce récit. Des histoires d’amour impossibles qui rendent toutes les histoires d’amour possibles.

D’abord publié au Brésil, payant natal de l’auteur, "L’odalisque et l’éléphant" y a connu un franc succès. Et c’est pour notre plus grand plaisir qu’il est désormais disponible en français. Pauline Alphen nous offre un récit d’une qualité saisissante. Le texte entremêle, avec une fluidité et une justesse déconcertantes, des jeux de mots contemporains et des tournures de phrases empruntes d’une poésie séculaire, ce qui rend la lecture délicieusement inattendue. Rempli de références et de citations, toutes mentionnées en fin d’ouvrage, il prête à sourire lorsque par mégarde on les reconnaît.

"L’odalisque et l’éléphant" de Pauline Alphen et Charlotte Gastaut

L’humour n’est jamais loin, et l’amour toujours présent. Ou plutôt devrais-je écrire l’"Amour", avec cette majuscule qui le rend immortel. Car il s’agit ici de tous les Amours qui ont existé depuis la nuit des temps. De sa plume délicate, précise, mélodieuse et enchanteresse, Pauline Alphen nous offre non pas une, ni deux, mais 999 histoires d’Amour !

"L’odalisque et l’éléphant" de Pauline Alphen et Charlotte Gastaut

Quelle idée judicieuse d’avoir choisi Charlotte Gastaut pour illustrer ce conte ! Alternant scènes colorées et portraits en noir et blanc, elle donne vie aux personnages avec un style parfaitement approprié. Les tonalités orientales et lumineuses nous transportent dans son univers enchanté où personnages, paysages, décors, étoffes sont garnis de motifs travaillés. Leila, Hati et le Sultan prennent vie sous son coup de crayon tout à fait original et reconnaissable pour les amateurs dont je fais partie...

J’aurais encore mille et une choses à vous dire sur ce livre tellement j’ai été séduite. Mais je vais m’arrêter ici, vous conseillant tout simplement de le lire à votre tour !

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Challenge Des contes à rendre
L’odalisque et l’éléphant
Texte de Pauline Alphen
Illustrations de Charlotte Gastaut
Publié en 2014 par les éditions Hachette Romans
Âge : A partir de 10 ans


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mardi 17 décembre 2013

L'arbre à l'envers de Pauline Alphen

Un beau roman sur la transmission familiale

Il y a peu de temps, j'ai eu l'agréable surprise d'être contactée par les éditions Hachette Jeunesse concernant leur collection Junior. Un partenariat qui prend, pour moi, l'aspect d'un nouveau challenge, puisque je n'ai chroniqué, jusqu'à présent, que des albums.
Mais ce n'est pas pour autant que je n'aime pas les romans, au contraire... Alors je me suis dit "Pourquoi pas !". Après tout, Ly Lan n'a que 4 ans, certes, mais elle va bien savoir lire un jour... des albums, puis des romans. Alors pourquoi ne pas me faire une opinion sur ses futures lectures ? Et rien que pour moi, c'est enrichissant.

Le défi revêt deux formes : la première étant d'avoir le temps de lire le livre (et oui, entre le boulot, le quotidien et le blog, il ne me reste plus trop de temps pour moi) ; la seconde étant de s'appuyer uniquement sur un texte, car je l'avoue, dans un album, les illustrations me guident beaucoup (mes études en Histoire de l'Art, même lointaines, n'y sont, sans doute, pas pour rien).

Je compte sur vous pour me dire si l'exercice et le roman vous plaisent ;-)

Allé c'est parti pour un premier essai sur un très joli roman : "L'arbre à l'envers" de Pauline Alphen.

"L'arbre à l'envers" de Pauline Alphen

Paulo, jeune garçon de 11 ans, vient de perdre son grand-père Arthur, "Vovô Tuc" comme le surnommaient affectueusement sa famille brésilienne. Après avoir assisté à l'enterrement, Paulo rentre perplexe en voiture, avec son oncle et sa petite cousine Jade. L'occasion pour lui de réfléchir à ce jour bien étrange, qu'il avait imaginé beaucoup plus triste, d'autant que pendant la cérémonie, sa mère enceinte s'est affalée sur le cousin Edouard car le travail avait commencé. Ses parents sont partis directement à la maternité. Paulo va alors rester dans la grande maison familiale en attendant la naissance de son petit frère ou pire, de sa petite sœur !
Du haut de ses 5 ans, Jade, fillette très curieuse, ne comprend pas vraiment ce qu'il se passe. Assommé de questions, Paulo va donc faire preuve de patience et essayer tant bien que mal de lui répondre. Mais pour occuper sa cousine quoi de mieux qu'une partie de cache-cache.
C'est ainsi qu'il pénètre dans le bureau interdit de son grand-père. Une pièce qu'il découvre et qui contient tout un tas d'objets souvenirs gardés précieusement comme dans un musée. Mais voilà que, tout d'un coup, un arbre se met à pousser à l'envers au beau milieu du bureau...
Pendant ce temps, Jade qui a abandonné la partie à force de le chercher, rejoint sa grand-mère Elisa. Toutes deux vont, par l'intermédiaire de photos anciennes, parcourir les histoires, parfois cocasses, de leurs ancêtres. Une remontée dans le temps qui va leur redonner le sourire.

"L'arbre à l'envers" de Pauline Alphen

Ce petit roman de 160 pages, qui se déroule au Brésil, se lit très facilement, le style est fluide, plutôt littéraire et donc, pour moi, très agréable. Il est également parsemé de métaphores judicieusement placées.

Il y est, bien évidemment, question de la mort mais sans aucun mélodrame, au contraire, Pauline Alphen donne des pistes de réflexions sans jamais apporter de réponse. Au jeune lecteur de chercher dans ses propres croyances. C'est donc un livre qui prête à réfléchir.
Malgré le postulat de départ, qui est l'enterrement du grand-père, aucune tristesse ne s'en dégage mais plutôt un calme étrangement apaisant. Le cycle de la vie est respecté puisqu'un nouveau-né va arriver.

Mais, pour moi, le propos principal de ce livre est celui de la famille, de ses fondations : "Il montrait que chaque individu est la partie essentielle d'un tout". Que ce soit Paulo caché dans le bureau qui, au travers des objets collectionnés et de l'arbre à l'envers (dont je ne vous dévoilerai pas le secret), se remémore les grandes histoires racontées par son grand-père ou bien Jade, avec sa grand-mère, qui évoquent les petites histoires familiales, il est question de transmission. Paulo fait d'ailleurs très bien la différence entre les histoires vraies, vivantes racontées par ses aïeux et celles inventées par ses parents pour l'endormir le soir ! "Elisa, elle, ne racontait que des choses qui avaient réellement eu lieu. Elle disait qu'à son âge inventer donnait plus de travail que se souvenir."

Cette transmission, qui me semble primordiale à la construction d'un enfant, s'est un peu perdue dans notre culture française. Or, nous sommes ici au Brésil où les liens familiaux semblent être restés précieux. Pauline Alphen est née d'un père français et d'une mère brésilienne. Elle a vécu toute sa vie entre les deux pays et a donc été baignée dans cette double culture. Ce qui se ressent complètement dans le roman puisque les origines françaises du grand-père Arthur revêtent une certaine importance.
Rédigées avec beaucoup d'humour, des notes explicatives sont judicieusement placées en bas de la page correspondante. Elles permettent, l'air de rien, d'en apprendre un peu plus sur la culture et les habitudes brésiliennes

"L'arbre à l'envers" de Pauline Alphen

Le personnage de Paulo m'a vraiment séduite, c'est un enfant plein de bon sens, toujours dans la réflexion ("Si les morts, c'est comme les cicatrices, on les garde à vie."). Mais, il n'en reste pas moins un petit garçon de 11 ans qui garde son insouciance dans les moments éprouvants, ainsi avant l'enterrement avec son père "... on est allé dans un coin, tous les deux, et on a fait pipi  au pied d'un arbre. Ensemble. C'était cool."
Et même si cette expérience va le faire grandir, quand il se lance dans une partie de cache-cache, il met tout son cœur d'enfant dans l'instant présent, comme si sa vie en dépendait !

Un petit mot, quand même, sur les illustrations, car il y en a, réalisée par Princesse Camcam. La couverture représentant Paulo perché sur son arbre à l'envers, scrutant  l'horizon comme s'il y cherchait son avenir, est très poétique. A l'intérieur, des dessins en noir et blanc étoffent le récit. Mon seul regret est qu'elles ne soient pas en couleur.

C'est donc, avec plaisir que j'ai lu ce roman et découvert le style de Pauline Alphen, connue, entre autres, pour sa saga fantastique "Les éveilleurs". Un grand merci aux éditions Hachette Jeunesse pour cette belle lecture et ce nouvel exercice de chronique !

Merci aux éditions
Hachette Romans

Texte de Pauline Alphen
Illustrations de Princesse Camcam
Publié en 2013 aux éditions Hachette romans, dans la collection Junior
Âge : A partir de 8 ans

Et jusqu'au 22 décembre 2013, Hérisson du blog "Délivrer des livres" et les éditions Hachette jeunesse vous proposent de gagner "L'arbre à l'envers" de Pauline Alphen. A vous de jouer ;-)