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lundi 20 juillet 2015

Fairy Oak (tome 1)

Le secret des Jumelles

Voilà un roman jeunesse que j’ai dévoré d’une traite. Il faut dire que j’aime particulièrement les récits où magie et fantastique nous transportent dans des mondes enchanteurs. C’est tout à fait le cas avec Fairy Oak, que j’ai reçu grâce à la plate-forme communautaire Babelio. De plus, les illustrations de ce livre sont sublimes !

Fairy Oak, Le secret des Jumelles, Elisabetta Gnone - Kennes éditions

L’auteure, Elisabetta Gnone, créatrice de la série W.I.T.C.H (phénomène mondial, que je ne connais que de nom), nous immerge dans un univers poétique et bucolique où êtres magiques et non magiques vivent en parfaite harmonie.

La fée narratrice de cette histoire se nomme Silebonheurestlàlaféelivreusedebonheurletrouvera, en toute simplicité ! (Les fées choisissent des noms bien compliqués car elles sont obligées d’obéir à ceux arrivent à les prononcer correctement, mais chut !) Féli, car heureusement elles disposent toutes de surnoms, vient poser ses valises dans la vallée de Verdepiano, à Fairy Oak, un village paisible organisé autour d’un vieux chêne qui parle.   

Fairy Oak, Le secret des Jumelles, Elisabetta Gnone - Kennes éditions

Elle est venue à la demande de la grande sorcière Lalla Tomelilla pour s’occuper de ses  nièces, deux adorables jumelles : Pervinca et Vanilla. Il est de coutume, dans cette belle contrée, que les fées soient les nounous des nièces et neveux des sorciers et sorcières, car ce sont ces derniers qui leur transmettent la magie. Mais la transmission de ce don n’est pas systématique. Il faut attendre, vers les 8 ans des enfants, avant que les 8 dents prémolaires aient poussé, pour savoir si l’enfant sera un Magique ou un Non-magique. Oui, tout est un peu étrange à fairy Oak !

Fairy Oak, Le secret des Jumelles, Elisabetta Gnone - Kennes éditions

Pervinca et Vanilla sont très différentes l'une de l'autre. Pervinca est l’ainée. Elle est née à minuit, les yeux fermés, braillant de tout son possible. Tandis que Vanilla a attendu le jour pour arriver, à midi pile, et a ouvert grand les yeux, souriant à tout va ! Leurs caractères sont parfois opposés mais il ne fait aucun doute qu’elles s’adorent. Un garçon viendra néanmoins mettre à l’épreuve cet amour fraternel.
 
S’il s’avère assez rapidement que Vanilla (surnommée Babou - Poke Maman Clémentine) possède des pouvoirs magiques, ce n’est malheureusement pas le cas de sa sœur. Pourtant, lors du solstice d'été, quand le village est attaqué par le mal, sous la forme d’une énorme tempête, et que Pervinca est enlevée, il va falloir qu’elle se débrouille seule... Les Magiques vont également organiser la riposte pour défendre leur havre de paix. 

Fairy Oak, Le secret des Jumelles, Elisabetta Gnone - Kennes éditions

Ce premier volume de la trilogie est vraiment axé sur les deux sœurs de la famille Periwinkle. On y fait également connaissance des personnages principaux du village, surtout les Magiques d’ailleurs. Il est facile d’accès pour les plus jeunes, dès 8 ans je dirais. Les chapitres sont très courts et le style est fluide et imagé. On rentre très vite dans l’histoire.

L’univers féerique créé par Elisabetta Gnone est tout à fait charmant. Les descriptions ne manquent pas, même d’un point de vue olfactif. On se croirait vraiment dans ces jardins aux fleurs colorées et odorantes !
Entre magie et respect de la nature, on retrouve un peu de Harry Potter, avec les cours de magie, et du Seigneur des anneaux, avec la Comté, terre des hobbits. C’est un doux mélange sans être une copie.

Fairy Oak, Le secret des Jumelles, Elisabetta Gnone - Kennes éditions

Quant-aux illustrations, je suis également sous le charme. Le livre est scindé en trois parties par deux cahiers de souvenirs, tenus par Dahlia Periwinkle, la mère des jumelles. On y découvre la famille, les amis, les maisons. Le style un peu rétro (un peu à la Charlotte aux fraises de mon enfance) employé par Alessia Martusciello, Barbara Bargiggia et Claudio Prati est parfait et colle tout à fait à l’image que l’on se fait de Fairy Oak à la lecture. L’ensemble est coloré. Les chapitres, quant-à eux sont également égrainés de motifs floraux et de dessins au crayon particulièrement travaillés. J’ai vraiment apprécié chacune des illustrations.

Fairy Oak, Le secret des Jumelles, Elisabetta Gnone - Kennes éditions

Un grand merci à Babelio et aux éditions Kennes pour cette découverte. Je précise que ce premier volet de la trilogie "Fairy Oak, Le secret des Jumelles" sortira en librairie au mois de septembre. Les tomes suivants, que j’attends avec impatience, sont prévus pour 2016.

Et si vous voulez en savoir un peu plus sur cette saga magique, un site web lui est dédié (il est en italien mais on y voit de belles images) !

Enfin, pour le plaisir des yeux, je vous mets le trailer ici (en italien également) :


Fairy Oak, Le secret des Jumelles

Texte de Elisabetta Gnone
Illustrations de Alessia Martusciello, Barbara Bargiggia et Claudio Prati
Publié en 2015 par Kennes éditions
Âge :  dès 8 ans

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vendredi 20 février 2015

Malenfer : la forêt des ténèbres

Un bon premier tome qui laisse présager une trilogie sympathique

Ce n’est pas la première fois que j’achète un livre à cause de sa couverture et notamment quand il s’agit de Jérémie Fleury, alias Trèfle Rouge (cf : L'enfant-dragon).
J’aime ses illustrations, surtout quand il y a des dragons... et comme j’aime également la littérature jeunesse et le style heroic fantasy (je crois vous l’avoir déjà dit^^), j’ai acheté Malenfer sans trop me poser de question, comme s’il était évident qu’il allait me plaire. 

Malenfer la forêt des ténèbres de Cassandra O’donnell, Illustrations de Jérémie Fleury - éditions Flammarion

Il m’a plu, je ne dirai pas le contraire mais je suis un peu restée sur ma fin quant au titre choisi. Car si Malenfer, la forêt des ténèbres, est bien présente et avance inexorablement vers la maison des deux héros, ce n’est pas l’intrigue principale de ce premier volume. Espérons que l’on en sache un peu plus par la suite (et je pense que ce sera le cas, vu la fin de ce premier volume !), car il s’agit d’une trilogie dont le second opus devrait paraître en avril prochain.

Malenfer la forêt des ténèbres de Cassandra O’donnell, Illustrations de Jérémie Fleury - éditions Flammarion

Gabriel, jeune garçon courageux de 12 ans, veille sur sa petite sœur Zoé, de deux ans sa cadette, pendant l’absence de leurs parents. Cela fait deux mois que ceux-ci sont partis chercher l’aide du grand sorcier de Gazmoria pour les aider à vaincre Malenfer, une forêt maléfique qui avance en dévorant tout sur son passage. Située en bordure celle-ci, la maison de Gabriel et de Zoé ne va plus pouvoir les héberger longtemps. En attendant, ils font bonne figure face aux villageois tentant de cacher leur secret pour ne pas être envoyés à l’orphelinat de la grande ville.

Ils se rendent donc tous les jours à l’école et y retrouvent leur bande de copains. Mais Zoé, qui possède le don d’avoir des visions - qu’elle ne maîtrise pas du tout, d’ailleurs -, ressent un grand danger près de l’établissement. Des disparitions étranges vont confirmer ses craintes. Dans le lac qui borde l’école se cache une menace pour tout le village de Wallandar. Les enfants et leurs professeurs, qui se révèleront être des créatures fantastiques, vont ainsi devoir luter contre ce mystérieux ennemi.

Malenfer la forêt des ténèbres de Cassandra O’donnell, Illustrations de Jérémie Fleury - éditions Flammarion

C’est une lecture agréable et rapide. On y croise des créatures imaginaires telles qu’un Loup Garou, une Elfe, un Walligow... et deux héros orphelins qui, même s’ils ne le savent pas vraiment, sont dotés de pouvoirs magiques et d’un courage exceptionnel.
Les chapitres sont courts et le texte est facilement abordable par des enfants qui veulent commencer à s’initier au style de la littérature fantastique. Malgré quelques longueurs au début, une fois partie, l’histoire se déroule relativement vite et s’accélère vraiment à la fin (normal, me direz-vous). Peut-être aurais-je été un peu plus tenue en haleine si le rythme avait été soutenu dès le départ. Je pense que ce tome 1 est là pour poser le cadre. La fin apporte d’ailleurs son lot de questions qui donne envie de lire la suite.  Quoi qu’il en soit, ce roman ne s’adresse pas vraiment à moi mais plutôt à de jeunes lecteurs de CM1/CM2 et il est parfaitement adapté pour eux.

Malenfer la forêt des ténèbres de Cassandra O’donnell, Illustrations de Jérémie Fleury - éditions Flammarion

C’est en terminant le récit et en lisant les remerciements que j’ai compris le processus d’écriture de cette histoire. Cassandra O’donnell a travaillé à partir d'idées soumises par des élèves des classes de CM1 et de CM2 de l'école primaire d'Hallenne-Lez-Haubourdin. Je trouve ce concept génial et j’imagine le bonheur des enfants de voir leurs envies de lecture prendre forme sous la plume d’un auteur avec qui ils ont échangé. Chaque enfant des deux classes est d’ailleurs remercié personnellement puisque tous les noms sont cités. C’est drôlement sympa !
Vous en saurez un peu plus sur le blog Les lectures de Kik.

Les illustrations de Jérémie Fleury participent à l’univers fantastique. J’ai beaucoup aimé l’idée des deux pendants que représentent la première et la dernière page : les portraits des professeurs sous forme humaine et ceux de leurs avatars magiques.

Malenfer la forêt des ténèbres
Texte de Cassandra O’donnell
Illustrations de Jérémie Fleury
Publié en 2014 par les éditions Flammarion
Âge : à partir de 8 ans

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lundi 19 janvier 2015

L’histoire sans fin

Une épopée majestueuse rééditée avec brio

"L’histoire sans fin"... Que de souvenirs pour moi ! Non pas du livre, je l’avoue, car je ne l’avais jamais lu, mais du film ! Vous souvenez-vous de la BO ? C’est simple, dès que j’ai reçu ce livre, et à chaque fois que je l’ai tenu entre mes mains, j’ai eu la chanson "Never Ending Story" en tête.  Elle a fait remonter en moi des souvenirs de pré-adolescente mêlant nostalgie, qui me pique parfois les yeux, et excitation d’une époque où tout était encore possible, réalisable. Et au moment où j’écris ces lignes, la musique tourne en boucle sur mon PC. Ambiance année 80, j’assume et j’adore.

L’histoire sans fin de Michael Ende, illustrations de Joseph Vernot, éditions Hachette romans

Je le sais maintenant, après l’avoir lu et m’être remémorée quelques scènes du film (que je n’ai pas revu pour ne pas influencer mon avis sur le livre - mais que je vais m’empresser de regarder dès que ma chronique sera finie), "L’histoire sans fin" a été le déclencheur de mon amour pour le style littéraire de l’"heroic fantasy". Oui, même sans l’avoir lu ! Je me souviens désormais très bien la première fois où je l’ai vu : c'était en Angleterre lors d’un fabuleux voyage linguistique. Ma première grande aventure, loin de mes parents ;-) Et je remercie sincèrement les éditions Hachette roman de m’avoir offert l’opportunité de me replonger dans ces souvenirs et de découvrir cette superbe réédition. "L’Histoire sans fin" est un classique du genre qu’il faut lire ! Avec cette magnifique édition à la couverture cartonnée et soignée, au joli ruban marque-page et aux étonnantes illustrations de Joseph Vernot, vous n’avez aucune excuse ;-)

L’histoire sans fin de Michael Ende, illustrations de Joseph Vernot, éditions Hachette romans

Qui n’a jamais rêvé d’entrer dans un livre, d’interagir avec les personnages, de sauver le monde, de devenir le héros d’une histoire fantastique ? C’est bien ce que Bastien Balthasar Bux, enfant rondouillard et rêveur, souffre douleur de ses camarades, va avoir le privilège de vivre ! Pour échapper aux enfants de sa classe, Bastien se réfugie dans une boutique de livres anciens. Passionné par la lecture, il se sent comme attiré par un livre en particulier, qu’il dérobe. Il se réfugie au calme dans le grenier de l’école. Va alors commencer pour lui une longue épopée magique ! "C’était bien là ce dont il avait tant de fois rêvé, ce qu’il souhaitait depuis le jour où la passion des livres s’était emparée de lui : une histoire qui ne finit jamais ! Le livre des livres !" (p.13)

L’histoire sans fin de Michael Ende, illustrations de Joseph Vernot, éditions Hachette romans

"L’histoire sans fin" est un récit qui se compose de 26 chapitres, suivant le cours des 26 lettres de l’alphabet. Un jeu de l'auteur avec les mots qui n'a pas dû être simple pour les traducteurs !
Dans cette édition, deux couleurs de police de caractère sont utilisées pour appuyer la différence entre monde réel et monde fantastique. Même si ce n’est pas formellement défini dans le livre, le récit est scindé en deux parties (le film ne reprendra d’ailleurs que la première).

L’histoire sans fin de Michael Ende, illustrations de Joseph Vernot, éditions Hachette romans

Le Pays Fantastique est en danger car le néant s’étend lentement mais irrémédiablement sur toutes les terres et créatures imaginaires. Les hommes ne viennent plus le visiter alors il disparaît. La santé de la Petite Impératrice décline en même temps que son royaume. Seul un jeune garçon, un chasseur, prénommé Atréyu, est capable de la sauver et, par là même, le Pays Fantastique tout entier. Protégé par Auryn, une amulette aux pouvoirs immenses, et aidé par Fuchur, un dragon de Fortune, Atréyu va aller jusqu’au bout de ses forces pour tenter de sauver tout ce qui compose son monde. Il va beaucoup voyager, croiser et, bien souvent, affronter maintes créatures fantastiques. Car ici, tous les êtres imaginaires auxquels vous avez un jour pensé existent : elfes, rogne-rocs, feux follets, dragons, géants, sorcières... Tout n’est que fantastique et imaginaire.

Mais dès son commencement la quête d’Atréyu est vaine car seul un enfant des hommes peut sauver le Pays Fantastique. S’il veut les aider, Bastien doit donner un nom à la Petite Impératrice et le prononcer. En s'exécutant, il va alors devenir le héros qu’il voulait tellement être. Aspiré par le livre, Bastien va, dans toute la seconde partie du récit, en modifier l’histoire au point d’en perdre, petit à petit, tous les souvenirs de sa vie d’avant...

L’histoire sans fin de Michael Ende, illustrations de Joseph Vernot, éditions Hachette romans

Quel livre ! Et quelles aventures ! La cadence du récit est vive, les évènements s’enchaînent, les créatures magiques se succèdent de chapitre en chapitre. Tel Bastien, le lecteur ne peut être que happé par cette épopée. Tout le long, je me suis demandé, et je me demande encore, comment peut-on avoir autant d’imagination ? Le moins que l’on puisse dire c’est que Michael Ende était prolifique en la matière.

Concernant les illustrations, nous retrouvons Joseph Vernot qui avait également travaillé sur "La terrifiante histoire et le sanglant destin de Hansel & Gretel" dont j’avais beaucoup aimé le style.

L’histoire sans fin de Michael Ende, illustrations de Joseph Vernot, éditions Hachette romans

Pour l’"Histoire sans fin", j’avoue, qu’au début de ma lecture, je ne les trouvais pas appropriées. J’avais des bribes d’images du film en tête. Je voyais de la couleur, de l’animation, du numérique... Quelle erreur !
Pour reposer mes yeux entre chaque chapitre, j’ai pris le temps de mieux les observer et j’ai découvert des détails, des ombres, des contours d’une extrême minutie, travaillés avec intelligence. Puis c’est devenu un jeu, avant chaque chapitre, je scrutais l’illustration en essayant de deviner les personnages que j’allais y rencontrer. Au final, je trouve qu’elles sont juste parfaites car elles n’influencent pas l’imaginaire, elles suggèrent délicatement ce qu’il va se passer si l’on prend le temps de bien les observer. 

Cet ouvrage est un énorme coup de cœur tant pour le récit de Michael Ende que pour la qualité de cette édition publiée par les éditions Hachette romans avec les belles illustrations de Joseph Vernot ! Bravo.
Blog partenaire :
Ma Cabane à livres

L’histoire sans fin
Texte de Michael Ende, traduit par Dominique Autrand
Illustrations de Joseph Vernot
Publié en 2014 les éditions Hachette romans
Âge : à partir de 12 ans

Merci aux éditions
Hachette Romans

Et juste pour le plaisir  :
(Ne me remerciez-pas, c’est cadeau, pour celles et ceux qui connaissent et qui auront forcément le refrain dans la tête toute la journée ;-))


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